13
déc.

En arrivant à Tianjin

Dans Vie et aventures, 761 lectures

 

Après 24 heures de voyage, dont 7 heures d'attente à Séoul et 14h30 d'avion, les parents à Hua, ainsi que des oncles et des amis à son père, nous attendaient à l'aéroport. Dès notre arrivée chez ses parents, on en profite pour ronfler un peu, mais...

Mayane, qui a 5 mois et qui avait bien supporté le voyage en avion, enfin, nous semblait-il, s’est mise à vomir sans cesse dès la première nuit. C’est sûr, du Québec à la Chine... elle avait l'estomac à l'envers... Comme ça persistait, on a décidé d'aller à l'urgence ! Je me suis dit: "Ça va coûter un bras, mais quand il faut y aller, faut y aller, comme qui dirait." Son père, tout endormi, nous conduit donc à l'Hôpital pour enfant de Tianjin (c'est un hôpital public, il y en a des privés...). Dans le portique, des hommes jouent à je ne sais quel jeu de société et ils fument. À l'intérieur, des dizaines d'enfants emmitouflés dans les bras de maman et toussotant, d'autres hommes, dont certains fument et des couloirs plus ou moins salubres. Rien d'aseptiser en vue...

En Chine, il y a du monde, donc, on s’organise comme on peut... Si ton enfant fait de la fièvre, la secrétaire te prête (avec caution) un thermomètre... "Fais-le toi-même, nous, on n'a pas l'temps..." Comme de fait, malgré la quantité de monde qu'il y a, on n'attend pas longtemps. Après moins d'une heure d'attente, un jeune médecin pose à Hua quelques questions, nous donne une prescription et nous envoie faire passer à Mayane un test pour vérifier l'état de son petit abdomen. Donc, on se dirige vers le département en question. Et là, au deuxième étage, gisant sur les bancs et par terre, une vingtaine d'hommes dorment, l'oeil mi-clos... "Que font-ils?" m'empressé-je alors de m’enquérir, étonné, auprès de Hua et de son père. "Aucune idée!"... répondent-ils, aussi étonnés que moi. Enfin, peut-être accompagnaient-ils leur enfant, en garde à vue dans quelconque chambre étroite...

Ensuite, le technicien, qui avait l'air de se réveiller, a procédé à l'échographie... rien de grave en vue... Et avec toute cette aventure, Mayane avait perdu le goût de renvoyer... Au sortir de l'hôpital, il a fallu payer la consultation, l'échographie et la médication. Le tout a coûté quelque 200 yuan, soit 30-35$ (canadien), pas mal moins cher que les assurances...

On a passé les deux premières semaines chez les parents à Hua, dont la première semaine à se demander si c'était le jour ou la nuit et à lutter contre le décalage horaire.

 

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19
déc.

Qui es-tu Tianjin?

Dans Général, 516 lectures

 
Quand vous entendrez que Chongqing est la plus grosse ville au monde, avec ses 35 millions d’habitants, sachez que le point de vue est biaisé. C’est qu’il y a en Chine quatre municipalités autonomes (Beijing, Shanghai, Tianjin et Chongqing) gérées directement par le gouvernement central. Et en fait, ces municipalités intègrent un territoire immense, plus grand que la ville en elle-même. Ainsi, la ‘ville’ de Chongqing serait plus vaste que la superficie de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas réunis. En réalité, la population de l’agglomération urbaine de Chongqing est d’environ 5 millions d’habitants. C’est la même chose pour Tianjin que l’on présente souvent comme une ville de 13 millions d’habitants, alors qu’on y trouve en fait 9 ou 10 millions de Chinois, ce qui est déjà fort imposant, pour une ville pratiquement inconnue...

Le nom ‘Tianjin’ se divise en deux mots: ‘tian’, qui veut dire ‘ciel’ et se réfère à l’empereur, et ‘jin’, qui veut dire ‘gué’. En définitive, ça pourrait se traduire ainsi : ‘Là où l’empereur traverse la rivière’. L’origine historique de la ville remonte à la construction du Grand Canal (ce qui explique en partie l’étymologie de ‘Tianjin’). Cette entreprise unique et colossale avait commencé dès l’Antiquité et s’est poursuivie durant le Moyen-Âge. Le canal a été relié à Tianjin environ en l’an 600 de notre ère. Ce canal avait pour but de relier entre elles cinq rivières importantes (coulant toutes d’ouest en est) et de permettre le sud de la Chine d’approvisionner le nord en denrées de toutes sortes, notamment en céréales (lire ‘riz’). Comme le site de Tianjin est, de plus, situé à l’embouchure du fleuve Hai He, qui donne sur la mer Jaune, son développement était pratiquement assuré. 


Le Grand Canal

À la suite des Guerres de l’opium du 19e siècle, pendant lesquelles plusieurs pays occidentaux, dont le Royaume-Uni et la France, cherchaient à imposer par la force le libre commerce de... l’opium, et qui propulseront finalement la chute de la Chine impériale en 1911, la Chine fut dans l’obligation de signer plusieurs traités, appelés ‘les traités inégaux’ par les Chinois. La Chine dut notamment céder à l’Angleterre, pour une période de 100 ans, la ville de Hong Kong, dont nous avons pu assister à la rétrocession en 1997. Elle dut aussi ouvrir plusieurs ports aux navires-commerçants européens, dont le port de Tianjin. De plus, certains quartiers de Tianjin furent cédés aux différentes puissances étrangères, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, la Russie, les États-Unis et la Belgique. On appelle ces quartiers ‘les concessions européennes’. 


La première moitié du 20e siècle fut une belle période de prospérité, de diversité culturelle et d’ouverture pour la ville de Tianjin. Par exemple, c’est dans cette ville que le dernier empereur de Chine, Puyi, trouvera exil lorsqu’il sera expulsé de la Cité interdite par le pouvoir républicain en 1924. C’est aussi dans cette ville que trouveront refuge dans les années 30 quelque 3 500 Juifs fuyant les persécutions.

En Chine, la Deuxième Guerre mondiale commence en 1937... Durant cette année, la Chine est envahie par l'Empire du Japon. Une grande partie du territoire chinois est occupé, dont Tianjin. Partout en Chine (et dans d’autres pays tels que la Corée, la Birmanie et les Philippines), les Japonais procèdent à d’horribles exactions, dont le tristement fameux massacre de Nankin (Nanjing). 


Tianjin depuis la Tianjin TV Tower (http://www.pbase.com/image/63507399)

Aujourd’hui, après une période difficile ponctuée de guerres, et aussi de famines (causées par les politiques économiques maoïstes du Grand bond en avant de 1958), la ville de Tianjin connaît une relative prospérité, à l’image du reste de la Chine. Son port est un port commercial international. Ses universités sont renommées. En 2013, Tianjin sera l'hôte des 6e Jeux d'Asie de l'Est (qui se déroulent présentement à Hong Kong). De plus, la population est constituée pour la plupart d’une petite classe moyenne, sans richesse extravagante, mais sans pauvreté ahurissante. Cela dit, il y a néanmoins une large part de la nombreuse population qui vit au jour le jour, gagnant sa vie avec les moyens du bord... Le développement de Tianjin ne vient toutefois pas sans inconvénient. Dans les années 70-80, le ciel de Tianjin était bleu, mais la vie y était difficile. Maintenant qu’il est relativement plus facile d’y vivre, le ciel est souvent blanc, en raison d’une brume sèche causée en partie par la pollution des usines et des voitures. Comme quoi, on ne peut pas prospérer sans polluer. Ouch ! Quelle énormité est-ce que je viens de sortir là !?

La Tianjin TV Tower dans l'ombre Lire la suite »

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26
déc.

Les poissons barbotent

Dans Vie et aventures, 858 lectures

Tianjin n’est pas une belle ville, au sens parisien du terme, encore moins une ville touristique. Exemple patent, aucune mention n’est faite de cette ville immense dans le Guide du routard Chine 2006-2007. Mais c’est une ville où il fait bon vivre. Je vous l’assure. Je vous ai dit que le ciel est quelquefois blanc-gris, c’est vrai, mais ce n’est pas si pire. Soyons juste... Ce n’est pas toujours gris. Depuis près de deux semaines, le ciel est haut en couleur... bleue. D’autre part, à Tianjin, on trouve de tout à bon marché (surtout la bouffe). On est à côté de la capitale (à 150 km). Il y a de belles rues piétonnes. Les gens sont tous très gentils. Cette ville est aimable... Tianjin, c’est une brumeuse poésie. Cela dit, à Tianjin, le chaos de la circulation (dont je reparlerai!) pousse les gens à se réfugier dans leurs appartements... qui sont comme de petits havres de paix.

L'agglomération est à peu près délimitée par cette route qui entoure la ville

Rares sont les familles qui vivent dans des maisons, populeuse population oblige. La plupart vivent dans des condominiums. Les parents à Hua habitent à la limite nord de l’agglomération de Tianjin, à 30 minutes d’autobus de la rue culturelle, à 1h00 du centre-ville et trop loin du Stade olympique de Tianjin (où ont eu lieu les matchs de soccer lors des Jeux olympiques de 2008). Nous nous sommes installés à deux minutes à pied (de chez ses parents, pas du Stade! Suivez un peu quand même là...). Nous avons trouvé un logement très bien. On est, pour ainsi dire, mieux installés qu’à Montréal, excepté le quartier. C’est situé dans un genre de petite villa, où se trouvent nombre de condominiums et quelques maisons. La villa est vigilée par des gardes de sécurité, apparemment sérieux, mais en fait simples et joviaux. Cela n’est en outre pas un traitement de faveur, que ces gardes. La plupart des lots d’immeubles à condos sont ainsi gardés.

Ça nous coûte 300$ par mois pour un spacieux 5½. À cela, il faut rajouter l’eau, le gaz, la maintenance, l’électricité (qu’il faut payer à l’avance), le câble (pas plus de 5$ par mois... hehehe, j’en connais qui se font enfirouapés...), le chauffage à l’eau chaude (75$ par mois, bon, ce coup-là, on se fait peut-être un peu rouler dans la farine de riz...), le téléphone (un fixe et un cellulaire) et l’Internet haute vitesse (les trois pour 22$ par mois). Tout inclus, ça revient à peu près à 450$. Cela dit, je suis à la merci de Hua (la situation est inversée...), elle monte peut-être les prix pour me soutirer de l’argent (ce que je faisais moi-même, à peine!, à Québec...). Mmmm, je songe à m’engager un traducteur... 

Nous habitons dans ce genre d'immeuble très commun ici (c'est la cour arrière)

Bon, maintenant, voici quelques remarques en vrac sur les logements à Tianjin. Tous les condos que j’ai eu l’occasion de voir de l’intérieur sont tous sobres, mais beaux et spacieux. Les murs sont en ciment (ce qui change des murs en plâtre de Montréal...). L’insonorisation est donc excellente. Les planchers sont souvent en beau carrelage de pierres ou en bois franc. Les constructions me semblent de bonne qualité (c'est sûr que je m'abuse, car je n'y connais rien...).

Dans la plupart des salles de bain, il n’y a pas de douche à proprement parler. Cela ne semble pas faire partie des soucis des architectes... On trouve seulement une pomme de douche accrochée à un mur, là où l’espace de la salle de bain le permet, et vlan... c’est tout. Il n’y a ni mur, ni rideau, ni rien d’autre. L’eau éclabousse partout. La toilette, les murs et le plancher sont rapidement tout trempes. Un trou d’évacuation de l’eau au plancher engloutit tant bien que mal l’eau ainsi répandue. Après la douche, il faut passer la moppe, toujours à la portée de la main.

Ici, l’eau est rare, d’autant plus l’eau à peu près potable. Il faut donc la ménager. Pour cela, on a pensé à tout. Par exemple, l’eau des brassées de lavage est réutilisée. Un tuyau est connecté à cet effet à la machine à laver et redirige l'eau dans quelques sceaux dispersés dans la salle de bain. On réutilise cette eau pour laver, par exemple, les planchers.

Il y a en Chine une vieille et grande tradition : les jardins. Dans ces jardins, on se propose de reconstituer en miniature l’harmonie de la nature, selon bien sûr les principes du yin et du yang. Dans une tendre végétation constituée de magnolias et de saules, des rochers font figure de montagne et des mares d’eau deviennent des océans, tout cela non pas en entravant le lieu où est situé le jardin, mais en s’y adaptant. Il est aussi de coutume de laisser nager une petite myriade de poissons rouge vif, le rouge étant la couleur du bonheur et de la fortune. Cette belle et riche couleur qui bat de la nageoire attire toujours le regard enjoué des jeunes et des vieux enfants. Cette coutume refait son apparition dans les demeures des Chinois. En effet, dans beaucoup de logis, on trouve des aquariums où se meuvent quelques jolis petits poissons rouges. C’est ma soeur qui va être contente!

Petits bancs de poissons rouges dans le jardin Yuyuan à Shanghai

Bon, je termine en vous parlant de Noël!  À la question : « Oui mais, les Chinois, est-ce qu’ils fêtent Noël un peu ou pas pantoute ? », il faudrait répondre ceci : « Pas pantoute, mais... ». Voici le ‘mais’: Noël est ici un peu souligné par les commerces, qui s’appliquent, semble-t-il, à créer un buzz du temps des Fêtes dans le but de vendre plus de marchandises... Bon, les coquins vont dire : « Ben, c’est comme chez nous! ». Ben oui, mais, eux, ben euh..., ils ne mangent pas de dinde en famille! C’est ça la différence!

D’autre part, il y a en Chine une fête qui s’appelle ‘la fête du solstice d’hiver’. Donc, il y a bel et bien une manière de souligner, traditionnellement, ce que nous appelons Noël (car, à la base, n’est-ce pas le solstice d’hiver que l’on fête, la lumière qui revient, le nouveau jour?). Pendant cette fête, au nord de la Chine, on mange des raviolis chinois (jiao zi), pour ne pas avoir d’engelure aux oreilles (c’est du moins ce que dit la tradition...).

ET BEN CÂLINE, JE VOUS SOUHAITE UN TRÈS JOYEUX NOËL !

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02
jan.

La fluidité dans le chaos

Dans Général, 480 lectures

Le ciel est parfois blanc de pollution, donc, la pollution est blanche. En fait, une journée passée à l’extérieur suffit à prouver le contraire : elle est noire. Le port d’échange situé au centre de notre visage, en sempiternelle interaction avec l’extérieur, ce port qui est en fait comme un harpon lancé à la face du monde et destiné à nous procurer de quoi nourrir notre souffle, notre sang, notre pensée, et bien ce nez est tout imprégné de suie.

Nos narines ainsi barbouillées nous rappellent ô combien nous sommes unis à l’environnement. En ce sens, il n’y a rien de mystique ni d’ésotérique que d’affirmer que toi et l’univers, vous ne faites qu’un. Dit autrement, le phacochère et l’être humain respirent le même vent, à la différence près que le vent des villes est souvent saturé d’activités humaines, de mouvements humains... En effet, le gaz carbonique qui s’exhale des voitures contribue apparemment beaucoup à ce joyeux barbouillage de nos narines.

La circulation à Tianjin ! C’est la première chose qui impressionne, qui renverse plutôt. Tout étranger n’y peut rien, il s’écrit : « Palsambleu (dans la réalité, on utilise un juron moderne...) ! Il y a combien de morts par jour? Ils ont débiles ! ». La quantité de monde qui circule est époustouflante. Les lignes des rues sont sinueuses... Les feux de circulation sont arbitraires... Les piétons et les vélos traversent les intersections, petites ou grosses (j’en ai vu une à 6 rues...) en diagonale, empêtrés qu’ils sont dans un flot de véhicules innombrables, plus pressés et impétueux les uns que les autres.

En Occident, sur la route, la priorité est accordée, en ordre d’importance, au piéton, au vélo et à la voiture. Ici, c’est le contraire ! Et les voitures le font savoir ! Le klaxon est pour cela abondamment utilisé... Le klaxonnage n’a pas exactement le même emploi qu’en nos villes. Ici, le klaxon semble traduire plutôt cette idée : « Ah !!! Je suis fou furieux ! Tassez-vous ! Je vais passer ! Je pâwwssssse !!! » Mais rassurez-vous tout de suite, ce n’est pas méchant et c’est sans mauvaise intention. C’est exprimé avec calme, en souriant... La rage au volant n’est pas chinoise. Il y a ça de bon à cette vie mouvementée des rues de Tianjin: ça forge un caractère, ça oblige à prendre confiance en soi, ça oblige à foncer dans le trafic de la vie.

Voici un petit vidéo de mon cru. C'est de piètre qualité, mais ça donne quand même une petite idée de la circulation. La scène se passe près de la rue culturelle. Je n'utilise pas YouTube parce que c'est censuré par ici...

http://www.wat.tv/video/mvi-2909-2255x_2255z_.html

Dans les rues, il y a bien sûr des piétons, beaucoup de camionnettes et de voitures, dont beaucoup de taxis, et beaucoup d’autobus (dans lesquels on peut embarquer pour 30 sous). Il y a autant de vieux et solides vélos à une vitesse où, souvent, un passager est assis sur le coin du porte-bagages. On voit aussi de lents vélos à trois roues qui transportent de tout et de rien, qui peuvent transporter par exemple un petit magasin ambulant que le chauffeur ouvrira à l’autre coin de rue. Il y a de nombreuses mobylettes, munies de gros gants accrochés aux pognées. Il y a aussi des voiturettes rouges et de petites mobylettes à trois roues munies d’un petit abri où peuvent prendre place un ou deux passagers. Ce sont en fait des taxis. Enfin, ces mêmes genres de véhicules, tout comme la plupart des camionnettes, sont utilisés pour transporter n’importe quelle marchandise. Je n’ai pas de photo de cela, mais, quelquefois, la manière d’empiler le tout donne le vertige... 

Tout ce qu'il y a de plus typique en fait de vélos chinois

Voiture de fabrication tianjinaise (c'est la voiture à mon beau-père)

Mobylette munie de gants

En effet, c'est le bordel total, pourtant, tout circule sans trop de heurts. C’est la fluidité dans le chaos. Le chaos, c’est pour le nombre d'individus ; la fluidité, c’est pour leur tranquillité. Le taoïsme (une des branches philosophiques les plus anciennes et importantes de la Chine) préconise de s’adapter à la vague de la vie, de suivre le flot naturel des choses, sans forcer, tranquillement, avec souplesse. Je cite :

« Les hommes en naissant sont tendres et frêles, la mort les rend durs et rigides ; en naissant, les herbes et les arbres sont tendres et fragiles, la mort les rend desséchés et amaigris. Le dur et le rigide conduisent à la mort ; le souple et le faible conduisent à la vie. Forte armée ne vaincra ; grand arbre fléchira. La dureté et la rigidité sont inférieures ; la souplesse et la faiblesse sont supérieures. »
(Lao Zi)

Est-ce ce que les gens s’appliquent à faire? Est-ce qu'ils vont de par le monde en usant de cette souplesse vitale, tout infusés qu’ils sont de cette philosophie millénaire ? Ou serait-ce une simple habitude ? Bon, OK d'abord, c’est rien qu’une habitude...

 

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